Que répondre aux insultes?

La méthode pour rester cool

Lorsqu’on nous insulte ou lorsqu’on nous agresse, on se sent habituellement assez vite en colère, triste, choqué, désemparé, blessé… bref, on se sent mal. Comment ensuite se débarrasser de ce sentiment désagréable qui peut parfois durer plusieurs jours et parfois même plusieurs années?

rester coolComme l’explique si simplement Milton Erickson (le père de l’hypnose moderne) (dont je suis totalement fan, la preuve dans cet article) il suffit de ne pas prendre cette insulte, mais de la laisser à son propriétaire, c’est à dire son émetteur, car finalement, cela ne nous concerne pas. C’est une chose qu’on peut également apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, histoire de leur éviter bien des souffrances (tant qu’à faire). Cela nous blesse à partir du moment où on accorde un quelconque soupçon de vérité à ces propos, mais si on décide de les jeter directement à la poubelle, leur odeur nauséabonde n’a pas le temps de nous atteindre. C’est un choix qui nous appartient: je prends ou je ne prends pas. C’est tellement simple qu’on se demande comment on n’y a pas pensé plutôt. D’autant que la plupart du temps, cette insulte nous parait totalement injuste, alors pourquoi faire comme si à partir du moment où une parole était prononcée cela lui donnait une marque infaillible de crédibilité?….. On ne peut pas empêcher les gens de dire des âneries, mais par contre on peut décider de ne plus les prendre au sérieux!

La mise en pratique

Voici une courte vidéo où Erickson explique comment il a appris à ses enfants à ne pas être blessé par les autres. (Pour activer les sous-titres fournis par mes soins, cliquez à droite dans la barre de lecture sur le petit carré)

La sagesse de bouddha

Voici une petite histoire qui montre que cette méthode ne date pas d’aujourd’hui, alors il serait peut-être temps de la mettre en pratique, non?

bouddhaUn jour, Bouddha parlait sur la place du village. Un homme qui l’écoutait se mit à bouillir  de rage. La sainteté du Bouddha l’exaspérait. N’y pouvant plus tenir, il hurla des insultes. Bouddha demeura impassible. L’homme fulminant quitta les lieux. Comme il avançait le long des rizières à larges enjambées, sa colère s’apaisait. En lui, monta la conscience que sa colère était née de la jalousie et qu’il avait insulté un sage. Il se sentit si mal à l’aise qu’il rebroussa chemin, décidé à présenter des excuses à Bouddha.

Lorsqu’il fut suffisamment près, il se prosterna, suppliant le Bouddha de lui pardonner la violence de ses propos et l’indécence de sa pensée. Bouddha, plein de compassion, vint le relever.
– Je n’ai rien à vous pardonner, je n’ai reçu ni violence, ni indécence.
– J’ai pourtant proféré des injures et des grossièretés.
– Que faites-vous si quelqu’un vous tend un objet dont vous n’avez pas l’usage ou que vous ne souhaitez pas saisir ?
– Je ne tends pas la main, je ne le prends pas bien sûr.
– Que fait le donateur ?
– Ma foi, que peut-il faire ? Il garde son objet.
-C’est sans doute pourquoi vous semblez souffrir des injures et des grossièretés que vous avez proférées. Quand à moi, rassurez-vous, je n’ai pas été accablé. Cette violence que vous donniez, il n’y avait personne pour la prendre.

Crédit photo: Shutterstock

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